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L'estime de soi repose sur trois "ingrédients" : la confiance en soi, la vision de soi, l'amour de soi. Le bon dosage de ces trois composantes est indispensable à l'obtention d'une estime de soi harmonieuse. On sait aujourd'hui que l'amour de soi déprend en grande partie de l'amour que notre famille nous a prodigué quand nous étions enfants et des nourritures affectives reçues. Les carences d'estime de soi qui prennent leur source à ce niveau sont sans doute les plus difficiles à rattraper. On les retrouve dans ce que les psychiatres appellent "les troubles de la personnalité", c'est à dire chez les sujets dont la manière d'être avec les autres les pousse régulièrement au conflit ou à l'échec.
Evaluez votre estime de soi
Bien que les bases en soient construites pendant l'enfance, l'estime de soi ne reste pas figée lorsque nous atteignons l'âge adulte. Au contraire, elle continue d'évoluer, d'être l'objet de fluctuations. Quels sont les évènements qui vont la modifier? Et après quels objectifs allons nous maintenant courir pour l'améliorer?
L'adulte reste sous influence en amour, dans leur couple et au travail. Comment relever son estime de soi..........en abaissant celle des autres...Nous retrouvons une insoutenable nécessité de plaire : "Ca cache tous les doutes que j'ai sur moi, toutes mes peurs. Je ne suis pas autonome, j'ai une dépendance complète au sourire et à l'approbation." Cette attitude influence le choix du partenaire. Quelques questions à poser et à discuter avec votre partenaire : 1/ Qu'apporte mon couple à mon estime de moi-même? De manière directe, en quoi mon conjoint m'a-t-il permis de réaliser mes objectifs? Ou de manière indirecte : en quoi suis-je fier(e) de mon conjoint? 2/ Mon couple repose-t-il sur des bases équilibrées? Est-ce que j'ai aidé mon conjoint à atteindre certains de ses objectifs? Est-il fier de moi? Mes bénéfices et les miens sont-ils d'ampleurs comparables? 3/ Existe-t-il des domaines où j'ai le sentiment que nous sommes en compétition? Ou jaloux l'un de l'autre? En avons-nous déjà clairement discuté?
Des amis Peut-on vivre sans amis? Oui, mais mal. Les relations amicales jouent un rôle important dans notre estime de soi : elles la nourrissent et la stabilisent. Des amis à mon image Dans ses Essais, Montaigne célèbre l'amitié en ces termes restés célèbres : "Et à nostre première rencontre, qui fut par hasard en une grande feste et compagnie de ville, nous nous trouvasmes si prins, si cognus, si obligez entre nous, que rien dès lors ne nous fut si proche que l'un à l'autre" La plupart des gens choisissent leurs amis parmi les personnes ne présentant pas des écarts trop grands avec eux, du moins dans les grands domaines. Plus les écarts sont importants au départ, plus il faut que les points communs soient nets et nombreux par ailleurs pour que le lien amical s'installe. C'est dans le besoin qu'on reconnait ses amis Quand sollicite-t-on ses amis? Et dans quel but? Si l'on a une haute estime de soi, la sollicitation intervient généralement après un succès. On cherche alors des encouragements..........Il va de soi qu'à la longue, ça devient irritant. Les sujets à basse estime de soi, en revanche, ont plutôt tendance à aller vers les autres après avoir essuyé un échec. L'ami doit être là pour écouter leurs plaintes. Le réconfort sera de moins en moins convaincant, car leurs amis finiront par se lasser d'un rôle de psychothérapeute qu'ils n'avaient pas sollicité.
La vie au bureau L'activité professionnelle et l'estime de soi peuvent entretenir des rapports problématiques. Liaisons dangereuses : les "accros" du travail et le coût de l'excellence. Quand l'estime de soi professionnelle se met à prendre une part trop importante dans l'estime de soi globale, au point d'en représenter la principale source, on court le risque d'être complètement dépendant de son métier, de ne plus vivre qu'à travers le prisme du bureau. Cet engagement professionnel excessif présente de grands dangers pour l'équilibre psychologique du sujet. Management sadique et harcèlement morales différentes agressions possibles en milieu professionnel ont pour effet principal d'altérer profondément et durablement l'estime de soi de la victime, avec, selon les cas, divers objectifs, le plus souvent la soumission ou le départ (bibliographie en bas de page)
Estime de soi ou image de soi? Etes-vous prisonnier des apparences? Je vais revenir sur l'image de la femme dans la société : pourquoi les filles doutent-elles d'elles même? Les parents ont tendance à plus encourager leurs enfants "garçons" à défendre leurs intérêts et à affirmer leur personnalité qu'ils ne le font avec leurs filles : ils supportent mieux la timidité chez les secondes que chez les premiers. A l'inverse, ils encouragent leurs filles à être dociles, obéissantes, coquettes........autant de comportements peu propices au développement d'une estime de soi forte et stable. Les femmes perçoivent mal leurs corps, la pression des médias, le culte de la minceur......le doute de soi s'installe, qui, on le sait, peut pousser les femmes à la boulimie, trouble pathologique parfois sévère. On a montré que les personnes à basse estime de soi ont d'avantage tendance à grignoter ou à trop manger, ce qui ne les aide pas à rentrer dans le "moule de modèle féminin". Nous observons des régimes suivis de phases "grignotages" : le régime augmente l'estime de soi mais il ne peut être maintenu et la phase de reprise pondérale qui suit déclenche une véritable mésestime ...........les comportement tournent en boucle mais rien ne change. Nos sociétés ne devraient-elles pas se montrer plus attentives à promouvoir d'autres voies de satisfaction de soi et de respect des autres que celles qui passent par le culte d'une apparence conforme?
Le piège de l'idéal
Faire face, entretenir et réparer son estime de soi
Agressions : du physique au psychologique. Lorsque l'on soigne des victimes d'agression, on est souvent étonné de voir à quel point leur estime de soi est en général ébranlée. Leurs sentiments vont être à l'origine de la chronicisation des souffrances de ces personnes : ils vont par exemple les pousser à s'isoler, à ne pas parler de leurs problèmes ou encore leur donner le sentiment de ne pas être comme les autres, d'être incomprises, etc........ ( Attention à ceux qui vous promettent des merveilles de bien être : sectes = danger)
En matière d'estime de soi, le rôle des parents s'avère important. Maladresses éducatives ou véritable parents toxiques ont pour point commun de sévèrement altérer l'estime de soi de leurs victimes, nous retiendrons : - Les contrôleurs intrusifs : ces parents abusifs ont décidé une fois pour toute qu'eux seuls savent ce qui est bon pour leur enfant auquel ils ne laissent aucune autonomie. - Les alcooliques - Les abuseurs verbaux : Ils excellent dans l'art de dévaloriser les enfants par des remarques cruelles sur leurs erreurs, leurs points faibles, voire leurs caractéristiques physiques. - Les abuseurs physiques : Ces parents, pour des raisons multiples (mais en général liées à leurs propres carences affectives), sont incapables de contrôler leurs pulsions agressives envers leurs enfants. - Les abuseurs sexuels.
La victime fait quelques petits arrangements avec son estime de soi, principalement pour éviter de nouvelles émotions ou pensées pénibles à notre conscience.
Les principaux mécanismes de défense
Consommer pour s'estimer * Acheter, c'est se valoriser, même s'il s'agit d'un stratagème dont l'effet est labile et transitoire. * Posséder : beaux meubles, belle maison et surtout les voitures : belles, grosses, propres et telle marque. La possession d'objets valorisants représente des prothèses à l'estime de soi. * Montrer : c'est tellement plus valorisant de garer sa grosse voiture devant le restaurant où l'on va diner en terrasse que de la ranger dans un anonyme parking souterrain où personne ne nous verra en descendre. * Faire des envieux : au fond, tout cela nous renvoie au plaisir enfantin d'être admiré pour ce que l'on a plus que pour ce que l'on est. Les petites joies de l'existence * Exercer des compétences rares : par exemple champion du monde de bilboquet * Contrôler et dominer : en conquérant et en exerçant le pouvoir * Etre le plus fort au Monopoly : le jeu de société est un dérivé des rapports sociaux * Transgresser ou resquiller : devient dans notre pays une vertu sous le nom de débrouillardise! Moi et les autres * Dénigrer, médire, se moquer * Ne pas perdre la face (refuser de reconnaitre ses échecs, ses ratages ou ses points faibles est une façon de protéger son estime de soi) * Faire son auto promotion : se faire valoir sans en avoir l'air.
Comment développer son estime de soi
Modifier son estime de soi
Stratégies de changement * Transformez vos plaintes en objectifs par la reformulation : "J'aimerais" plutôt que "j'en ai marre". Pour cela, il faut vous demander quel besoin se cache derrière votre plainte; donc rechercher une solution à cette plainte. * Choisissez des objectifs adaptés : des objectifs surréalistes sont souvent la première cause d'échec. Nous nous engageons certes à mieux tolérer les échecs, mais inutile de les faciliter en visant mal son but. * Procédez par étapes : La bonne règle est de réfléchir à la notion d'étapes intermédiaires entre votre point de départ et votre objectif. Les psychothérapies Le travail sur l'estime de soi est au fond le but direct ou indirect d'une thérapie. Mais il n'y a rien de magique. Il est préférable de savoir ce qu'elle peut vous apporter : mieux se connaitre et mieux s'exprimer, modifier peu à peu des petits comportements quotidiens, et ce qu'elle ne peut vous garantir : une métamorphose complète, rapide, facile, des succès immédiats..........
En conclusion : Les chemins de l'estime de soi sont différents d'une personne à l'autre. Pour certains, chanceux, ils ressembleront à une autoroute. Pour d'autres, à une voie étroite et cahoteuse. Mais l'important, n'est-ce pas d'arriver à bon port?
©Tous droits réservés : Angélique (source Christophe André) J'espère que ce dossier vous apporte des pistes de réflexion et quelques réponses à des troubles incertains.
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