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L'anorexie mentale (Selon le DSM-IV)
Refus de maintenir un poids normal
C'est l'une des premières caractéristique. Ce refus est catégorique et, habituellement, la patiente est profondément obstinée dans sa poursuite de la minceur. Si l'amaigrissement est rapide et important bien que le poids soit à la limite de l'âge, il peut s'accompagner de toutes les caractéristiques de l'anorexie. L'anorexie mentale peut conduire à un amaigrissement particulièrement sévère et à un retard de croissance important chez l'enfant et l'adolescent. Anorexie ne signifie pas perte d'appétit, bien que le terme puisse le laisser penser. En effet, l'appétit est la plupart du temps conservé, et l'anorexique lutte contre son besoin et son désir de manger. Afin d'atteindre son objectif, la patiente se restreint de plus en plus sévèrement. Elle suit des régimes d'abord de façon intermittente puis régulièrement, et elle peut aller jusqu'à l'arrêt complet de tout apport nutritionnel. Lorsqu'elle a atteint le poids visé, elle se sent rassurée pour un temps, mais par la suite, ce poids n'est plus acceptable et elle en fixe un autre encore inférieur. Et c'est la descente aux enfers, le piège......
Peur de prendre du poids
Cette peur est constamment présente même si le poids est très inferieur à la normale. Le nouveau poids minimal atteint ne rassure que quelques temps la patiente qui cherche de nouveau à perdre encore quelques kilos jusqu'à ce qu'elle soit de nouveau rassurée, encore une fois pour une courte durée. Tous les comportements alimentaires sont conditionnés par cette peur, d'où les pesées fréquentes et les malaises, sinon les anxiétés et parfois même les paniques face à la moindre prise de poids. Naturellement, s'il y a prise de poids, il y aura renforcement des restrictions alimentaires. La crainte de devenir obèse devient obsédante, de sorte que la jeune femme doit constamment perdre quelques centaines de grammes afin de se rassurer sur le contrôle qu'elle exerce sur son poids. On considère aujourd'hui ce critère comme le point central de l'anorexie, celle-ci constituant une véritable phobie de l'obésité ou de la graisse qui pousse la patiente à rechercher un poids toujours inferieur.
Troubles du schéma corporel
Un trouble du schéma corporel est une difficulté de bien évaluer son poids, sa taille et ses formes. Les jeunes femmes anorexiques ont une vision d'elles mêmes déformées, de sorte qu'elle se perçoivent comme grosses ou voient certaines parties de leur corps telles que les cuisses, le ventre ou le visage comme trop rond, cela indépendamment du fait qu'elles se savent de poids inferieur à la normale. La perception qu'elles ont de leur corps ou de certaines de ses parties est fausse et elles ne peuvent la corriger. Elles sont préoccupées jusqu'à l'obsession par la rondeur de leurs cuisses ou de leur ventre, niant l'importance de leur perte de poids et sous estimant leur maigreur. De plus, le poids devient un véritable paramètre de leur estime de soi où l'insatisfaction personnelle se déplace sur le corps, déformant sans arrêt l'image reflétée par le miroir.
Aménorrhée
L'absence de menstruations est due à un taux anormalement bas d'hormones oestrogéniques. On ne retrouve pas toujours ce critère qui peut être camouflé par des menstruations artificiellement provoquées.
Autres caractéristiques
L'anorexie s'accompagne de comportements associés : besoin de faire la cuisine pour les autres, inciter les autres à manger, cacher de la nourriture, faire des provisions inutiles, couper la nourriture en petits morceaux, etc..... La nourriture devient une obsession, les pensées sont envahies par cette préoccupation. Chaque repas entraine des sentiments de culpabilité qui déclenchent des comportement compensatoires : exercices, prise de laxatifs, vomissements. Certaines patientes seront portées à voler de la nourriture ou de petits objets plus ou moins utiles. Plus l'anorexie s'aggrave, plus ces jeunes femmes ont tendance à organiser leur vie autour de la nourriture et à s'isoler de leurs amis et de leur famille. La perte sévère de poids entraine une dépression secondaire. Les personnes anorexiques décrivent souvent la petite voix antérieure qui les blâme lorsqu'elles s'approchent de la nourriture ou tentent d'y résister. Cette petite voix n'est jamais une alliée mais plutôt une ennemie que la patiente tente de satisfaire pour la faire taire.
Ont décrit deux types d'anorexie mentale
- Le type restrictif : régime sévère complété par des exercices excessifs quand à leur durée ou leur intensité - Le type avec crises de boulimie/ vomissements ou prise de purgatifs. En plus du régime sévère, ces patientes feront des crises d'orgie alimentaire suivies de vomissements. Avec ou sans ces crises, elles se font vomir et abusent de laxatifs.
Ces critères sont indicatifs. Si vous souffrez de troubles alimentaires et que vous voulez en sortir, consultez un médecin.
© Angélique (2006)
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